Les albums que j’ai préféré en 2018 : Partie 1.

Bonjour bonsoir.

2018 aura été une année importante pour moi, car c’est celle où j’aurais commencé à me faire une vraie culture musicale, à découvrir le plus possible de nouveaux artistes et à fixer mes goûts musicaux. Et, parmi tout ce que j’ai pu découvrir, ou même dans ce que j’écoutais déjà auparavant, il y a eu de nombreux nouveaux albums qui m’auront fait rêver et passer de beaux moments sonores.

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J’ai donc décidé de séparer mes albums préférés de l’année 2018 en deux classements : Dans cet article, vous trouverez mes albums « étrangers », autrement dit tous ceux qui ne sont pas français. La suite arrivera lorsque tous les albums de notre beau pays que j’attends encore (coucou Muddy Monk) seront disponibles à l’écoute. Mais, d’ici là, vous avez un peu de travail.

Je précise juste que cet article est totalement subjectif et qu’il n’y a pas vraiment de mode de classement super détaillé, c’est juste le degré d’amour que j’éprouve pour tel ou tel disque.

Let’s go !

  • 1 -Vansire – Angel Youth.

Je sais que j’en ai déjà parlé dans un précédent article, mais je ne pouvais pas ne pas mentionner Angel Youth comme, pour l’instant, mon album coup de cœur de cette année 2018, et peut-être encore plus depuis que j’ai acheté la cassette de ce petit bijou de Dream-pop très lo-fi, sorti le 26 avril 2018 chez Spirit Goth.

Deuxième album de Vansire, duo originaire du Minnesota et composé de Sam Winemiller à la guitare et de Josh Augustine au chant et au synthé, Angel Youth nous fait voyager durant une quarantaine de minutes dans l’automne du Midwest américain, entre journées passées à regarder les nuages puis les étoiles allongé dans un champ ou traversées de villes qui bougent parfois trop pour nos deux artistes, comme le monde dans lequel ils vivent. Cet album, totalement auto-produit entre deux cours, est d’ailleurs une excellente catharsis dans laquelle notre duo évoque ses questions existentielles, ses rêves de paix et d’amour et ses balades dans la nature préservée du Minnesota.

Un de ses gros points forts, c’est aussi les nombreuses collaborations qu’il contient, que ce soit avec des artistes de la mouvance Indie-Pop ou des rappeurs locaux, chose assez rare dans la Dream-pop.

« Brown Study », mon crush auditif de l’album, rentre facilement dans mon top 10 de mes chansons préférées de toute l’année écoulée, tant elle donne envie de partir à l’aventure en quête d’une fille rêvée, tel l’histoire qu’elle raconte.

Sidewalks, brownstones, and street posts
They line my dreams in complete rows
On cold days she wears a peacoat
While staring out from the east coast

Si vous voulez en savoir plus sur Angel Youth, je vous invite à lire mon article plus détaillé sur cette petite pépite.

  • 2 – Beach House – 7.

Sorti le 11 mai 2018 chez SupPop, 7, à prononcer Seven, est, comme son nom l’indique, le 7 ème album studio de Beach House, duo américain de Dream-pop, et accessoirement mon groupe préféré de tous les temps.

Ce projet, annoncé le 14/02 (1+4+2 = 7), sorti, donc, le 11 mai (1+1+5 = 7) et qui porte le nombre de titres de ses auteurs à 77 (qui a parlé de théorie divine?) marque une évolution dans la carrière de Beach House. En effet, Victoria Legrand et Alexander Scally ont décidé de s’affranchir de leur carcan « le son qui sort des studios doit être le même que celui qui passe sur scène », cela leur permettant une plus libre exploration sonore ainsi que l’utilisation d’effets permettant d’accentuer encore plus l’immersion dans leur monde.
Les sonorités de 7 sont donc plus hachées, plus électriques, donnant une atmosphère plus pesante, plus enveloppante, tout en gardant ce qui fait l’essence du groupe, la beauté et la magie qui se dégage de l’équilibre entre la guitare de Scally et la voix et les synthés de Legrand.

Cet album, à l’image de la carrière de Beach House, c’est la quintessence de la Dream-pop. On se retrouve durant 47 minutes à flotter dans un univers psychédélique en noir et blanc, à la façon d’un film de la nouvelle vague des années 60, alternant balades mélancoliques à la « Black Car » et musiques quasi religieuses, comme dans « Girl Of The Year », ma chanson coup de coeur de l’album et qui raconte l’histoire réelle d’une playmate dépressive dont la carrière n’a pas marché comme elle le souhaitait.

On peut même entendre Victoria Legrand, parisienne d’origine, chanter en français dans « L’Inconnue », à la façon d’une comptine pour enfants aux paroles un peu… crues…

Petit ange et l’inconnue
Sainte, la pute et l’ingénue
Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept
Toutes les filles ne sont pas prêtes

En résumé, un album résolument magnifique, marquant un nouveau départ dans la discographie déjà fournie de Beach House, qui installe un peu plus le groupe au sommet de la Dream-pop contemporaine. J’ai extrêmement hâte de les voir le 15 octobre à l’Olympia.

  • 3 – Castlebeat – VHS

Castlebeat est sans doute un des projets musicaux qui m’excite le plus depuis que je l’ai découvert il y a un peu plus d’un an.
Derrière ce nom se cache le travail de Josh Hwang, artiste américain de la mouvance Bedroom-pop, style qu’il s’est approprié en y ajoutant un côté encore plus lo-fi et DIY que d’origine.

J’attendais donc son second album, VHS, avec un peu d’impatience, étant très fan de ses sonorités très rétros, sonnants comme une cassette un peu poussiéreuse, tout en sachant que cela donnerait aussi une flopée de clips bricolés avec des vidéos futuristico-scientifiques des années 80 trouvées sur le net.
Sorti le 28 mars 2018 sur Spirit Goth Records, qui est aussi le label créé par Josh, VHS combla toutes mes attentes. Composé pendant et après son déménagement de Los Angeles à New York, cet album introspectif, dans lequel Castlebeat nous confie ses interrogations sur tout ce qui fait évoluer une existence, peut être considéré comme celui de la maturité sonore mais aussi lyricale.
Et, comme toutes les productions signées Spirit Goth, c’est un produit artisanal, fait par des gens qui aiment la musique dans son enveloppe la plus brute et authentique.

« These days » résume à elle seule l’album et ses questionnements sur le fait de grandir, de mûrir mais aussi de vivre pleinement, comme le montre son refrain que j’aime particulièrement chanter à tue-tête quand j’écoute VHS sur sa cassette.

Mirror mirror on the wall
I don’t know what my life is for
Take some time what’s on your mind
Always on the other side

D’ailleurs, il se pourrait que l’un des prochains articles soit une interview de Castlebeat, un peu de patience et vous découvrirez plus en détail le bonhomme. J’ai hâte de vous la montrer !

  • 4 – Skegss – My Own Mess.

IL EST ENFIN LÀ ! Après 5 ans d’existence et 4 très bons EP’s, les australiens de Skegss sortent enfin leur premier album et c’est bon, putain.
15 bombes de Garage-punk où les trois amis chantent leur amour du surf, de la bière et de la liberté. Des chansons légères et qui donnent envie de boire de l’alcool et sauter dans les vagues , c’est agréable quand 4 albums dans ce top 5 évoquent la dépression ou l’anxiété dans leurs paroles !

Sorti le 7 septembre chez RatBags Records, My Own Mess vient parachever le succès déjà énorme de Skegss sur leur île natale, étant habitués aux concerts sold-out partout où ils posent leurs instruments et ouvrent des canettes de Foster. L’engouement que ce groupe suscite montre d’ailleurs le retard qu’on a en France quant à la visibilité du Garage-rock en général, My Own Mess s’étant hissé au 2ème rang des charts australiens mais ayant une popularité assez limité en dehors.

« Margarita », ma chanson préférée du disque, raconte une soirée un peu trop portée sur le cocktail éponyme, ce qui correspond très bien à la philosophie de Skegss.

Saying things that don’t make sense
I just wanted, to be friends
Would you, please excuse the booze

BO parfaite d’un road-trip (en plus, y’a une chanson qui s’appelle « Road Trip », c’est pas beau?) de l’autre côté du globe, My Own Mess vaut clairement l’écoute. Entraînement parfait pour leur concert du 9 décembre au Point FMR !

  • 5 – Current Joys – A Different Age.

A Different Age de Current Joys est un album qui porte bien son nom.
Current Joys, c’est d’abord le projet solo de Nick Rattigan, déjà batteur/chanteur du groupe de Garage-punk Surf Curse. Prévu d’abord comme de la Lo-fi Pop sous le nom Televisions, il décida de se renommer Current Joys en prévision d’un changement de genre artistique, trouvant que son ancienne appellation le restreignait trop à faire un certain style de musique.

On comprend pourquoi lorsque on a A Different Age, sorti le 2 mars 2018 chez Danger Collective Records, dans les oreilles. 9 titres cathartico-dépressifs, où Nick Rattigan nous chante (et parfois pleure, tant l’émotion qu’il met dans son chant est intense) les sombres périodes que sa vie traverse, tel un appel à l’aide sous forme de Garage-rock assez doux, mélancolique, avec une batterie minimaliste et une guitare sonnant comme du Elliot Smith.

Nick a su réinventer totalement son style musical, et certaines chansons comme « My Nights Are More Beautiful Than Your Days » ou « A Different Age » sont de magnifiques balades emplies de (dés)espoir qui sonnent tellement différent de ses débuts sur TeleVisions.

You try to run from the past
But there are some things you can’t leave behind
Just like the first time you and I met
It’s impossible to outrun the times

Un très beau disque, à écouter devant un feu de camp sous les étoiles, ou sous une couette après une journée un peu nulle.


Dans les autres albums « étrangers » qui m’ont fait auditivement du bien en 2018, on peut citer le retour au premier plan des Growlers, groupe le plus cool du monde, avec Casual Acquaintances, l’excellent Dear Annie de Rejjie Snow, rappeur irlandais qui, je l’espère, aura la même carrière que Tyler The Creator ou encore l’entêtant Skeleton Surf Rider de Spirit Ghost, qui sent bon le garage-rock californien et donne envie de prendre quelques tubes à Palm Beach.

Et j’en oublie encore beaucoup, tant l’année 2018 fut riche en sorties. Et vous, quels sont les albums qui vous ont hypé en 2018 ?

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