Sports Coach – Dream Sports : L’étoile lo-filante.

Prenez un Muddy Monk. Nourrissez-le aux burgers vegans et aux substances hallucinogènes, donnez quelques coups de pied sur son synthé, faites-le déménager en Californie et échangez lui sa moto favorite contre une vieille planche de Surf, avant de bien mélanger dans un gros saladier.

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Avec cette recette, vous obtiendrez un Sports Coach tout neuf, artiste américain anciennement signé chez Spirit Goth Records, maintenant chez Manimal et venant de sortir, le 3 août 2018, son nouveau mini-album, portant le doux nom de « Dream Sports ».

La moindre des choses que l’on puisse dire, c’est que vous n’aurez pas le temps de vous ennuyer en l’écoutant. Tout d’abord parce que Sports Coach arrive à expédier 6 chansons en moins de 9 minutes 30, soit environ 1 minute 30 par piste, là où un titre « normal » tourne aux alentours de 3-4 minutes. Il m’aura fallu d’ailleurs plus de temps pour écrire cette review que pour écouter son sujet.

Mais aussi car les 6 titres qui composent cet album sont de petits bijoux de synthwave plus lo-fi que la musique la plus lo-fi de ton groupe de lo-fi préféré. Bien qu’elles puissent paraître parfois brouillonnes, les chansons de Sports Coach ont un étrange côté planant, psychédélique, comme si elles se déroulaient dans l’espace, qu’on imagine peuplé de surfeurs se servant des nuées de poussière faites par les étoiles filantes comme de vagues formant des tubes cosmiques.

Le surf, et donc la surf-music, est en effet une grande influence de notre américain un peu perché, que l’on retrouve dans certaines des tracks de « Dream Sports »., comme dans Tide Rider, où il exhorte la personne à qui s’adresse la chanson à venir faire quelques take-offs avec lui.

Do you have
An extra surfboard?
Call me up
Let’s ride some waves

D’autres thèmes, comme l’ennui qu’il éprouve parfois dans sa vie de roots, ses rêves, ou même l’univers, se retrouvent dans ses paroles. Enfin, quand elles sont intelligibles…
Car oui, Sports Coach est un énorme consommateur d’effets vocaux. Réverb, écho, delay, il prend tout ce qu’il peut. Certains pourront d’ailleurs lui reprocher le fait qu’il est difficile de comprendre ce qu’il dit, surtout quand les retranscriptions des textes de cet album sont pour l’instant quasi inexistantes. Pourtant, cela participe aussi à la bizarre magie de Sports Coach, un artiste trop méconnu sur Terre, dont la notoriété ne dépasse pas beaucoup le jardin de sa petite maison sud-californienne, mais qui rempli des salles partout dans le reste la voie lactée.

Totalement auto-produit dans sa maison près de Los Angeles, avec l’aide de sa copine,
« Dream Sports » n’est sans doute pas l’album du siècle, ni même de l’année, mais on n’en voudra pas à son auteur. En effet, il réalise parfaitement ce pour quoi il a été conçu : Nous faire, durant une courte dizaine de minutes,voyager dans l’espace intersidéral de Los Angeles sans quitter notre lit. Ou bien être la bande originale parfaite d’un jeu vidéo de surf 8 bits.

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Une petite bombe à protons DIY en somme, qui, on l’espère, vous donnera d’explorer la riche discographie de Sports Coach, l’homme qui dédie ses albums à son chien.

C’était Jules Vandale, en direct de la Terre. A vous les studios.

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